Un territoire de transition
Le territoire communautaire présente quatre grandes entités paysagères qui s’étendent au-delà du secteur :
* le plateau cristallin
* les plaines céréalières
* le bocage bourbonnais
* la vallée de la Sioule
* les plaines céréalières
* le bocage bourbonnais
* la vallée de la Sioule
1- le plateau cristallin : le petit frère des Combrailles
Cette zone correspond à l’extrême nord du plateau des Combrailles. Il se présente sous la forme d’un large plateau vallonné entrecoupé d’une profonde vallée, la Sioule, qui s’abaisse vers le nord. L’altitude n’est pas très élevée (400 à 500 mètres).
Cependant, sa position de premier relief au-dessus de la plaine et sa faible largeur en fait un point de vue privilégié avec des angles de vue très larges qui ont pour toile de fond les monts du Forez ou la chaîne des Puys.
Espace de prés ouverts, entrecoupé de quelques champs, haies basses et bosquets, le plateau cristallin représente sur le plan paysager la continuation des Combrailles.
Cependant, du fait de l’altitude plus modérée, du climat plus doux et de la proximité de la plaine, tout l’espace est exploité par l’agriculture.
Bègues, Mazerier, Jenzat, Saint-Priest-d’Andelot
2- Les plaines céréalières : terres de contrastes
Cette entité se compose de deux parties aux caractéristiques géologiques communes.
Ces deux bassins d’effondrement ont été colmatés par les mêmes sédiments (calcaires marneux et terres noires).
Sur ces sols riches, les agriculteurs se sont spécialisés dans les grandes cultures céréalières et les oléagineux.
Les riches alluvions et poussières volcaniques de la Limagne apportent un fort potentiel agronomique à ces plaines. Les rendements céréaliers y sont comparables à ceux de la Beauce. Ses produits sont réputés pour leur qualité : la production de maïs semence, avec Limagrain, est mondialement connue.
Les « villages îles » au milieu de cette mer de céréales sont les témoins d’un territoire de polyculture, humide et bocager qu’était autrefois la Limagne :
Poëzat, Charmes, Biozat, Escurolles, Monteignet-sur-l’Andelot, Saulzet, Gannat, Jenzat, Saint-Bonnet-de-Rochefort, Saint-Germain-de-Salles.
Entre plaine et plâteau : les coteaux calcaires, espaces naturels sensibles
Les coteaux sont visibles de toute la plaine.
Situés juste au-dessus de Gannat, ils représentent un lieu de promenade très apprécié par les Gannatois pour sa vue et son caractère naturel.
Les prairies sèches qui se développent sur ces sites représentent un enjeu écologique de premier plan. Elles abritent de nombreuses orchidées et les marguerites Saint-Michel, espèces rares menacées par les champs ou les friches reboisées avec du pin noir dans les années 70. Il convient de protéger ce territoire fragile.
Actuellement sur le Mont Libre et le site des Chapelles, 15 hectares de terrain, appartenant à la commune de Gannat, sont entretenus par un agriculteur dans le respect d’un cahier des charges.
Cette action de valorisation, conduite par le Conservatoire des Sites de l’Allier, pourrait s’étendre aux coteaux situés sur les communes de Mazerier, Saulzet et Jenzat.
3- le bocage bourbonnais
Le secteur nord du territoire marque le début de la plaine bourbonnaise qui s’étend sur tout le nord du département. Le sol, moins fertile, a favorisé une spécialisation vers l’élevage : en particulier l’élevage bovin viande (la race charolaise est dominante), mais aussi l’élevage hors sol comme les volailles ou les porcs.
Le bocage est assez ouvert avec des haies basses de type bourbonnais : Saint-Pont, Broût-Vernet, Le-Mayet-d’Ecole.
4- La vallée et les gorges de la Sioule : un espace de nature secret, réservé aux connaisseurs
Les gorges de la Sioule forment une profonde entaille dans le massif granitique sur le nord-est du territoire. La forêt domine largement : chênaie dominante avec des acacias, des frênes, des pins sylvestres, etc.).
Bienvenue au royaume de la pêche, de la randonnée et des sports en eau vive.
La Sioule, rivière cachée, en général à l’écart des grands axes, ne se dévoile que rarement aux voyageurs de passage. En général bien plus secrète, elle est bien visible depuis le pont de Jenzat qui offre un point de halte facile et un espace aménagé pour s’en approcher.
Entre Jenzat et le viaduc de Rouzat, les gorges de la Sioule sont accessibles par un chemin de terre fréquenté par les pêcheurs et les randonneurs.
Rivière piscicole, la Sioule est classée en catégorie 1 jusqu’à Jenzat, en catégorie 2 jusqu’à Bayet. Plus de 1200 cartes de pêche sont délivrées par la société de pêche de Gannat.
Contact : Les Chevaliers de la Sioule.
A découvrir :
* le Viaduc de Rouzat (ISMH) et le viaduc de Neuvial, ponts ferroviaires construits par Gustave EIFFEL